Économie Villeurbanne
Économie : une greentech lyonnaise lève des fonds pour décarboner l'industrie
La jeune pousse, née dans un laboratoire du campus de la Doua, veut industrialiser un procédé de captage du CO₂. Une levée qui illustre la vitalité de la deeptech régionale.
Elle est encore inconnue du grand public, mais son carnet de commandes commence à se remplir. Une greentech lyonnaise, spécialisée dans le captage et la valorisation du CO₂ industriel, vient de boucler une levée de fonds destinée à passer du prototype à l’échelle industrielle.
Du laboratoire à l’usine
L’histoire commence dans un laboratoire du campus de la Doua, à Villeurbanne, où une équipe de chercheurs met au point un procédé permettant de capter le dioxyde de carbone directement sur les fumées des sites industriels, puis de le transformer en molécules réutilisables.
Le défi, désormais, est celui de l’industrialisation : produire à grande échelle, à un coût compétitif, ce qui fonctionne en laboratoire. C’est précisément ce que doit financer la levée de fonds.
Un écosystème deeptech qui monte
La métropole s’est imposée ces dernières années comme un pôle de la deeptech — ces start-up fondées sur une rupture scientifique. Universités, écoles d’ingénieurs, laboratoires publics et incubateurs y forment un maillage dense, propice à l’émergence de jeunes entreprises très technologiques.
On a tous les ingrédients : la recherche, les talents, l’industrie. Ce qui manquait, c’était le capital patient pour aller jusqu’au bout.
Les investisseurs, longtemps frileux face à des projets aux cycles longs et incertains, semblent revenir vers ces technologies de rupture, portés par les objectifs de décarbonation.
Des emplois à la clé
Pour la métropole, l’enjeu est aussi celui de l’emploi qualifié. L’entreprise prévoit de recruter ingénieurs, techniciens et commerciaux dans les prochains mois, et cherche déjà un site pour installer sa première unité de production, si possible dans la région.
Un signal de plus que la réindustrialisation, mot d’ordre des politiques économiques récentes, se joue aussi à l’échelle des territoires.